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| | Client, où es-tu ? Que fais-tu ? [Libre] | |
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Eliott Moore Hôte ~ Ouvert à toute proposition

Age : 16 Inscrit le : 08 Mai 2008 Messages : 37 Age du personnage : Il semble à peine avoir la vingtaine... Race : Truc avec des canines qui supporte généralement pô le soleil ^^ Client/Hôte attitré : Pourquoi se limiter à une seule personne ?
| Sujet: Client, où es-tu ? Que fais-tu ? [Libre] Lun 12 Mai - 16:19 | |
| [Ouvert même aux vampires, hein :p]
Chose rare, Eliott venait d'avoir, comme qui dirait, une journée de congé.
Sa nuit avait été longue et douce, mais surtout, il l'avait passé en solitaire. Cela l'avait plutôt déstabilisé, d'ailleurs. Il s'était accoutumé à être accompagné chaque jour, chaque heure, par des clients désireux de profiter de ses services, et se retrouver en tête à tête avec lui-même apparaissait bien moins palpitant comparé aux nuits de débauche qu'il effectuait d'habitude.
Il avait erré jusqu'à une heure du matin dans les méandres de Maldaurore, qu'il connaissait maintenant comme sa poche, s'ennuyant profondément. Bien sûr, il aurait pu s'avancer jusqu'au bar ou à la boite de nuit, mais il ne voulait pas de client trop éméché ce soir-là, et ces deux endroits étaient le paradis pour trouver ce genre de type. Il avait espéré découvrir quelqu'un du côté du parc, voire de l'espace aquatique, mais il n'y avait absolument personne. Il avait donc traîné en ville, à l'affût d'un client, cependant les humains étaient tous accompagnés d'un hôte. Soupirant, il s'était rendu dans leur repère, le repère des vampires, QG de toutes leurs actions machiavéliques, certain de dénicher un homme à son goût. Eh bien, ceux-ci semblaient décidément avoir déserté le club ! C'est alors qu'abandonnant, Eliott s'était endormi dans les draps de soie d'une des suites de Maldaurore qu'il avait pris soin d'investir, sans se soucier de savoir s'il en avait la permission ou pas. Après tout, il méritait bien ce petit privilège, comme lot de consolation !
Le tissu à moitié descendu sur son torse pâle, Eliott avait rêvé de sa vie humaine. Il avait repensé à son père, à la Troupe, et à toutes ces choses qu'il affectionnait lorsqu'il n'était encore qu'un petit humain. Il se rendait compte, maintenant, combien la vie pouvait être éphémère et trouvait bête d'être attaché de cette façon, par des liens sentimentaux, à de simples gens. Plus il y songeait, plus il remerciait Marcia de l'avoir converti à l'immortalité, bien moins cruelle que cette vie à laquelle tout le monde se cramponne désespérément, et où il faut se battre en permanence. En étant vampire, tout était bien plus simple. Bon, bien sûr, il y avait les chasseurs à éviter. Mais en contrepartie, ils recevaient des dons puissants, et leur existence devenait bien plus facile que celle de leurs clients. En plus de cela, à Maldaurore, ils étaient protégés.
Bref, Eliott avait dormi longtemps, comme tout le temps. Ensuite, il s'était préparé minutieusement, décidant de se vêtir en marin. Il avait enfilé un T-short léger, rayé par des bandes bleues et blanches, lui descendant jusqu'aux genoux. Des espadrilles emprisonnaient ses pieds, et ses cheveux étaient lâchés, une simple fleur bleue piquée sur la droite. En second lieu, deux traits noirs prirent place sous ses yeux de velours, et il partit jusqu'au caveau, buvant ce qui lui restait de l'élixir de la journée précédente pour traverser le village. Il était resté une demi-heure là-bas, le temps qu'il retrouve complètement ses facultés et avait pressé le pas jusqu'au café pour se nourrir d'un cocktail de sang, ayant la flemme de faire le travail lui-même. Peut-être était-il passé dans l'autre monde, mais ses besoins alimentaires n'avaient pas changés : Ils restaient minimes.
Décidé à trouver de la compagnie, le jeune vampire avait de nouveau arpenté Maldaurore, en long, en large et en travers. Heureusement, il avait trouvé quelqu'un, et même plusieurs personnes. Le club n'était pas si mort, finalement. Pourtant, ils ne firent rien de très spécial. À peine quelques heures partagées, et Eliott était de nouveau seul. Il commençait sérieusement à douter de son potentiel de séduction, à présent.
À midi, de mauvaise humeur, il alla en ville et s'offrit un repas dans un coin sombre, mordant sa victime avec sauvagerie pour calmer ses nerfs. À une heure moins le quart, il était de retour à Maldaurore. À deux heures, il était calé contre un arbre, dans le parc. À deux heures trente, il avait sorti un livre, et était plongé dedans. Après tout, si les clients ne venaient pas, ce n'était pas lui qui irait les chercher !
Plutôt rare pour un vampire, Eliott adorait le soleil. Cela était sans doute dû à son passé d'artiste, et aux longs jours qu'ils passaient à l'extérieur. Le brun n'avait jamais eu de véritable maison, car la Troupe voyageait au hasard, découvrait les paysages. Un peu comme des aventuriers, en quelque sorte. Il aimait également la lumière, car il n'était vampire que depuis peu de temps, comparé à d'autres. Neuf ans, en vérité. Et il lui restait encore quelques réflexes d'humains, que le temps atténuerait au fur et à mesure...
L'hôte, ayant rejoint les personnages du livre de théâtre, devenait de plus en plus sourd au monde extérieur. Il s'imaginait sur scène, et voyait comment il aurait interprété les répliques, comment il aurait bondi d'un bout à l'autre de la scène en hurlant « Au voleur ! Quelqu'un m'a volé mon argent ! », comment il aurait traité ce sale scélérat, ce bandit, ce brigand, ce pirate, ce malandrin ! Il irait ensuite se plaindre au valet, et lui aurait donné des coups de bâton pour la peine. Ah ! Mais ces gens n'avaient que faire de voler les biens des honnêtes gentilshommes ! Ils s'en accommodaient fort bien ! Mais où était donc la justice ?! La justice ? On se le demande !
Petit à petit, le visage d'Eliott prenait un éclat passionné, et le jeune homme s'indignait avec le personnage, craignait les coups tout comme le valet, et pleurait à l'image de la belle séparée de son amant. Absolument dans son monde. C'était le cas de le dire.
Heureusement que personne n'avait eu l'idée d'aller se promener dans le parc...
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|  | | Juhani Horner Client Humain ~ Coléoptère d'obscuritéééé

 Age : 19 Inscrit le : 12 Mai 2008 Messages : 9 Age du personnage : 20 ans Race : N'humaaain *Il en faut bien hein >. Client/Hôte attitré : Niet Nada Zero
| Sujet: Re: Client, où es-tu ? Que fais-tu ? [Libre] Ven 16 Mai - 0:42 | |
| Évidemment, sinon ça n'aurait pas été drôle, quelqu'un avait décidé de se promener dans le parc, en ce bel après midi ensoleillé. Promenade, en réalité, c'était un bien grand mot, Juu était plus exactement en train de se perdre dans le grand établissement qu'était Maldaurore. C'était sa première journée ici, ou plus précisément sa première heure. Le matin même, il était parti de son petit village, encouragé par les ... insultes de sa mère, pour se diriger vers le lieu conseillé par son nouveau psychologue. L'homme ne lui avait pas tout dit, Juu ne savait pas exactement en quoi consistait le lieu. Il ne savait encore moins qu'il y avait des vampires, cela va de soi, il était à des années lumières même d'y songer. Non, là, il se demandait simplement en quoi consistait exactement le métier d'hôtes, et en quoi consistait Maldaurore. Et là aussi, aussi innocent qu'il ne l'était, il était bien loin de la vérité. Pour lui, les hôtes c'était plus des personnes qui en accompagnaient d'autres, pour une soirée, ou plus longtemps, des gens pour tenir compagnie en quelques sortes. Mais il zappait totalement la dimension prostitué dans sa vision. Et si Juu n'avait pas une idée précise de l'endroit dans lequel il se rendait, il n'en avait pas plus de la durée de son séjour dans le lieu. Elle dépendrait sûrement de son attachement à Maldaurore. Il avait pris la carte banquaire du compte de sa mère, il y avait de la marge dessus, l'argent ne serait sûrement pas la raison de son départ.
Ne connaissant pas la durée de son séjour, il avait pris sur lui le minimum vital. Il n'avait pas d'objets fétiches, le sac avait été vite bouclé. Un pantalon de rechange, deux t-shirts, trois slips et deux paires de chaussettes de rechange, son portefeuille avec la carte de crédit de sa chère mère, de la monnaie, une photo de Maël et une autre de Maël, Axel et lui-même, tous les trois, au bon vieux temps. C'était tout ce qu'il avait ramené, et ça lui suffisait amplement. Ses autres affaires ne lui manqueraient pas plus s'il les perdait à tout jamais, il n'y était pas attaché. Quand aux habits qu'il portait sur lui, il avait fait simple également : un long t-shirt noir, un jeans, l'affaire était réglée.
Il était arrivé devant le portail de Maldaurore il y avait une petite demi-heure de cela. Il avait bien sûr, comme tant d'autres, hésité à le franchir, et puis, comme autant d'autres, il était entré par le parc, avait suivi l'allée centrale, ornée de petits bosquets de fleurs des deux côtés, et s'était retrouvé pas loin de l'hôtel. En réalité, c'était allé bien plus vite que prévu, puisqu'il avait le matin même téléphoné à l'accueil pour leur dire qu'il serait là vers les sept heures du soir. Il aurait bien évidemment pu se présenter au bureau plus tôt que prévu, soit on l'aurait accepté, soit on lui aurait dit de revenir plus tard, mais aller à l'accueil, tout autant que rencontrer son hôte l'angoissait un petit peu. Et ça l'arrangeait, en quelques sortes, d'avoir encore quelques heures de liberté avant d'aller affronter cela. Il n'y avait aucune raison d'avoir peur, mais Juu était le genre de personnes à avoir peur de l'inconnu, du nouveau, de l'incongru. La plupart des clients qui se présentaient ici devaient être ravis de venir, le prix était plutôt élevé, rares devaient être ceux qui avaient été forcés à venir louer les services d'un hôte, le couteau sous la gorge. Juu n'avait pas été forcé, bien sûr, il était venu de son propre gré. Mais il n'y serait sans doute jamais allé si le psychologue ne lui avait pas conseillé un tel endroit, et encore maintenant, il doutait de ce choix.
Convaincu qu'il serait mieux de ne pas se présenter à l'accueil avant sept heures, Juu décida de faire un petit tour, histoire de visiter les lieux et de se promener, pour passer le temps. Il vit un panneau qui indiquait un lac, et le suivit. Il n'y avait pas grand monde ce jour là, pourtant, le soleil était au beau fixe. Il croisa deux couples, un jeune homme qui paraissait pressé, et un autre qui, si l'on se fiait à son uniforme, était sûrement chargé du jardinage. Il les salua tous d'un sourire et d'un geste de la tête, mais seul un des deux couples et le jardinier lui répondirent. Dommage, il aurait bien échangé une petite conversation en attendant dix-neuf heures. Il lui fallut marcher encore un petit peu pour apercevoir Eliott.
En réalité, il entendit d'abord des pleurs. Intrigué, il avait tourné la tête, pour trouver un jeune homme aux longs cheveux sombres, assis dans l'herbe, contre un arbre, un livre à la main. Lorsqu'il se tourna, il ne pleurait plus, il était à présent silencieux, plongé dans son livre comme dans un autre monde. Immédiatement, il lui rappela Maël. Il faut dire que Juu ne cessait que rarement de penser à lui, et il trouvait à presque tout un lien avec son amant. En l'occurrence, Maël était très souvent ailleurs, dans son monde, plongé dans des livres, des musiques, des films, ou sa propre imagination. Il avait son propre univers, auquel lui et lui seul avait accès, un monde imaginaire, sûrement un brin mélancolique, à son image. Juhani resta un moment à observer Eliott, plongé dans son monde théâtrale. A vrai dire, il lui aurait bien parlé, mais il avait peur de l'interrompre. Alors, il s'approcha finalement de lui et, sans rien dire, s'assit en face de lui, à peut-être deux mètres, les pieds dans l'herbe. _________________
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|  | | Eliott Moore Hôte ~ Ouvert à toute proposition

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| Sujet: Re: Client, où es-tu ? Que fais-tu ? [Libre] Sam 17 Mai - 22:13 | |
| Aussi concentré que soit le brun, autant qu'il était absorbé par sa lecture : par les splendides tournures de phrase, par le judicieux choix du sujet, par l'émotion délivrée par les personnages, par le talent de l'auteur, tout simplement; Eliott ne put résister à un appel, bien plus fort que quelques lignes, qui brisa toute barrière protégeant ses pensées, et qui le fit finalement levé les yeux de son livre. L'odeur du sang.
Il avait été troublé d'être si brusquement tiré de l'univers de la pièce, et son regard était resté vague quelque instants, tandis qu'il réalisait qu'il se trouvait dans le parc de Maldaurore, et non dans la demeure d'un gentilhomme. Le vampire avait d'ailleurs refermé prestement les yeux, agressé par la lumière soleil. Une fois reclus dans les ténèbres rassurantes, il s'était demandé ce qui avait bien pu le toucher à ce point, et pourquoi. Après tout, il savait qu'il était difficile de le déranger lorsqu'il lisait une oeuvre, et le fait que quelqu'un -ou quelque chose ?- y parvienne l'intriguait un peu. Inspirant profondément, il prêta de nouveau attention à son environnement, et la réponse à sa question intérieure lui apparût comme une évidence : Il y avait un humain.
Il devait se trouver très prés, quelques mètres tout au plus, car Eliott entendait le liquide carmin, au goût un peu métallique, battre dans ses tempes. L'odeur était délicieuse, légèrement sucrée et terriblement tentante. La qualité que l'acteur préférait chez les humains ? Leur mortalité, qui leur donnait ce charme éphémère, séducteur. Un sourire épanoui se déversa sur ses lèvres, et Eliott goûta encore un peu, avec gourmandise, à la senteur dont l'humain était, malgré lui, propriétaire. L'hôte n'était plus un jeune vampire -quoique, peut-être, si on le comparait à d'autre-, et ne s'émoustillait plus autant à la simple effluve de ce parfum délicieux; mais il est vrai qu'il n'y demeurait pas moins sensible.
Le jeune homme déguisé en marin releva enfin les paupières et contempla celui-dont-il-sentait-la-présence-depuis-quelques-minutes-déjà. Ses orbes brunes étincelèrent, de malice et d'envie. Un léger silence s'en suivit, et Eliott en profita pour détailler l'inconnu. Il ne ressemblait en rien aux autres clients, si bien habillés et si prétentieux. Lui arborait un air mélancolique et un jean, qui lui allaient vraiment bien.
- Bonjour.
Il avait usé d'une voix douce et tendre, d'une voix de velours. C'était plus fort que lui, ce jeune homme lui inspirait automatiquement de la sympathie. Il glissa sa main blanche dans sa longue chevelure, sans quitter des yeux l'humain. Réellement plaisant, avec sa beauté maladroite propre à sa race, si loin de celle presque parfaite des vampires.
Eliott laissa tomber son livre à coté de l'arbre, et s'avança vers le client à quatre pattes. Plutôt curieux comme approche, j'en conviens, mais pas ridicule car le brun se mouvait avec grâce. Il se stoppa non loin de l'humain, et le survola une nouvelle fois du regard. Se mettant à genoux, il posa ses mains sur ses cuisses et demanda chaleureusement.
- Tu es nouveau, n'est-ce pas ? Je n'ai jamais eu l'occasion de te voir par ici.
Inclinant la tête sur le côté, il se demanda ce que pouvait bien faire quelqu'un comme lui à Maldaurore. Il n'avait pas le visage d'un pervers, ni celui d'un homme à la recherche de sensations fortes, de nouvelles formes de plaisir. Il ne semblait pas non plus puceau, car il serait alors très gêné d'être au club. En vérité, il n'avait pas l'air d'être obsédé par le sexe. Or, Maldaurore était le paradis de la luxure, ce qui rendait sa présence plutôt incongrue. Le vampire songea furtivement que, peut-être, il s'ennuyait avec son compagnon et qu'il venait ici pour ne plus être frustré, et à cette pensée il se retint de pouffer. Non, vraiment, il ne voyait ce petit humain (enfin, façon de parler...) dans aucun de ces rôles.
Oubliant sa curiosité (après tout, elle serait bien satisfaite un jour où l'autre), Eliott se rapprocha encore du jeune homme, reprenant son travail en main.
- Tu t'appelles comment ?
Il arrivait de plus en plus près du client, et il lui sourit avec douceur. L'un de ses doigts alla effleurer sa joue, tandis que ses yeux indiscrets parcouraient encore le visage de son vis-à-vis. Quelques mèches châtains tombaient sur les cuisses du jeune homme aux cheveux courts, et le bras d'Eliott effleurait de temps à autre le corps de Juuhani. Tout ces infimes gestes faisaient partis d'un vaste jeu, et même s'ils n'étaient que détails, il offraient un bon terrain pour le vampire, car il arrivait plus facilement à séduire ses victimes lorsqu'elles croyaient que ces petites actions n'étaient qu' inconscientes.
D'une voix ronronnante, Eliott demanda encore :
- Tu n'es pas avec ton hôte ?
Car c'était tout de même étrange que le vampire qui s'occupait de Juu ne le suive pas à la trace, de crainte de se le faire voler. Eliott connaissait beaucoup de ses camarades et il voyait bien qu'ils tenaient à leur repas. Maldaurore étaient une vaste jungle. Il fallait ruser pour ne pas se faire marcher dessus, pour ne pas être soumis aux plus anciens. Le jeune vampire avait eu ce problème, lorsqu'il avait été accepté pour exercer la fonction d'hôte. Il découvrait encore ce dont il était capable, et ne maîtrisait pas tellement ses dons. Heureusement qu'il y avait eu Luke pour veiller sur lui car sinon il n'aurait pas tenu ici : Les vampires aussi étaient capables des pires vacheries ! |
|  | | Juhani Horner Client Humain ~ Coléoptère d'obscuritéééé

 Age : 19 Inscrit le : 12 Mai 2008 Messages : 9 Age du personnage : 20 ans Race : N'humaaain *Il en faut bien hein >. Client/Hôte attitré : Niet Nada Zero
| Sujet: Re: Client, où es-tu ? Que fais-tu ? [Libre] Sam 31 Mai - 0:13 | |
| [Vraiment désolée pour le temps, concours, toussa >.<, je t'offre un strip-tease de Juu en dédommagement Juu : o____o héééé *s'enfuit en courant* Ouais bon... on aura essayé -_-' Juuuuuu? Revieeens, au pieed è_é]
Un moment s'écoula entre l'instant où Juu avait décidé que la force gravitationelle avait eu raison de lui et s'était assis, et celui où le vampire lui adressa pour la première fois la parole. C'était l'histoire de quelques minutes, mais qui lui semblèrent bien plus longues que cela. Il ne mit pas longtemps à comprendre que lui, ou peut-être quelque chose d'autre, avait interrompu l'étranger dans sa lecture. Son regard, jusqu'à là plongé dans les lignes, semblait à présent perdu dans le néant. Quand à celui de Juhani, il vagabondait entre l'homme qu'il venait d'interrompre, l'herbe, le ciel, les oiseaux, bref, les alentours. Non pas qu'ils soient passionnants, bien que nouveaux pour lui, mais simplement parce qu'il ne voulait pas fixer l'inconnu, de peur que ce dernier le prenne mal.
Lorsque son regard se posa pour la troisième fois sur l'hôte, ses yeux s'étaient fermés. Juu s'arrêta immédiatement de s'intéresser aux environs, ses pupilles se fixant sur le vampire, attiré par le charme qui s'en dégageait. Il était beau, très beau, et sa beauté avait quelque chose d'intrigant, sauvage et pure à la fois, sa peau pâle contrastant avec ses cheveux sombres. C'en était presque intimidant. Un instant, Juu hésita à repartir, songeant qu'il avait sûrement perturbé le jeune homme dans sa lecture, en venant s'asseoir à quelques mètres de lui. Mais il ne le fit pas, tout d'abord, avouons-le, parce qu'il était à présent assis dans l'herbe, le soleil éclairant son profil gauche, c'était fort agréable, et la perspective de devoir faire l'effort de se relever ne l'enchantait guère, et également parce qu'il fallait bien qu'il passe le temps, et que le brun, en plus d'être beau, paraissait intéressant. Alors il resta, songeant qu'au pire, l'étranger lui ferait bien assez rapidement savoir s'il le gênait.
Juu avait les yeux rivés sur Eliott lorsque celui-ci rouvrit les yeux. Pris en flagrant délit, comme on dit. Alors, immédiatement, il rabaissa les yeux, songeant naïvement, sans vraiment y croire, que l'observé n'avait peut-être pas remarqué son regard. S'il était en train de se faire dévisager, lui fixait l'herbe, le regard attiré par une fourmi qui tentait en vain de monter sur son pantalon. Il n'aurait sûrement pas redressé le regard avant un long moment si son attention n'avait été attirée par une douce voix le saluant. Par réflexe, il releva les yeux, en souriant, les joues un peu rouges parce qu'il avait été pris sur le fait, en pleine contemplation du vampire.
« Bonjour »
Répondit-il d'une voix joyeuse, son regard ne quittant pas les yeux bruns du jeune homme. Le rouge de ses joues persista encore quelques secondes, mais finit par s'en aller, au moment même où l'inconnu décidait de se rapprocher de lui... à quatre pattes. Ah bah oui, la flemme de se lever, cela peut aller loin. Juu ne se méfia pas vraiment, parce qu'il mit le rapprochement sous le compte du c'est-pas-pratique-pour-se-parler-d'être-loin, et non pour une quelconque approche. Lui ne se rapprocha pas, il resta assis en tailleur, son torse se balançant très légèrement d'avant en arrière, les mains posées sur le sol, les bras le long du corps et des cuisses. Eliott s'arrêta près de lui, pour le regarder une nouvelle fois, croisant au passage les orbes grises de Juu, et lui posa une nouvelle question, à laquelle le roux répondit presque immédiatement.
« Oui, je suis nouveau ici, c'est ma première fois. »
Ou l'art de dire des choses qui peuvent être interprétées sous un autre angle. Mais pour le coup, le rouquin n'avait pas du tout pensé à la dimension sexuelle de sa phrase. C'était là une manière un peu innocente, qui le caractérisait assez bien, d'exprimer les choses. Et puisque c'était aussi simple et dénué de tout autre sens, il l'avait dit avec l'air le plus naturel du monde, il s'agissait là d'une chose des plus banales. Il n'était en fait pas difficile de deviner que Juu n'était pas un habitué des lieux. Il n'en avait pas l'air, tout d'abord, il n'était pas habillé de manière élégante, et puis, il était tout seul, sans hôte, sans personne. Puisqu' Eliott lui avait dit qu'il ne l'avait encore jamais vu ici, Juhani en déduit que le jeune homme en face de lui, au contraire, devait être soit un habitué des lieux, soit un de ces hôtes, ou simplement un homme qui travaillait ici. Mais il n'avait pas l'air d'être un client, après tout, il était seul, lui aussi.
« Et toi, tu ... travailles ici? »
Lui demanda donc Juu, question fruit de ses réflexions on ne peut plus poussées. Sur ces bonnes paroles, le vampire sembla juger bon de se rapprocher encore un petit peu. Ah oui mais... euh... pas trop non plus hein. Non pas que l'humain n'apprécie pas sa compagnie, mais ça allait finir par devenir gênant. Enfin, il n'était pas encore au bout de ses peines. Son attention, jusqu'à là occupée par les mouvements du brun fut attirée une nouvelle fois par une question. Celle-ci ne demandait pas trop de réflexion non plus.
« Juhani, et toi? »
Il y en avait qui tournaient autour du pot pendant des heures par jeu, d'autres qui refusaient de dévoiler leur identité, et d'autres qui jouaient à la fausser. Juu n'était pas de ceux-là, s'il pouvait faire simple, il n'allait pas chercher à compliquer la manœuvre. Et puis... arriva le moment fatidique, le retour du cramoisi en trombe sur les joues de Juhani devenues brûlantes en un instant. La raison à tant de rouge et de chaleur, c'était l'impact imprévu d'un doigt d'Eliott sur sa joue, et celui d'un bras sur son corps. Le tout saupoudré des longues mèches châtain venant effleurer ses cuisses. Ah mais ça, ça n'était pas au programme. Il ne recula pas comme un animal farouche, il ne répondit pas non plus aux gestes, en fait, il se contenta de rester immobile, un peu contracté. La proximité ne lui déplaisait pas, mais elle ne l'enchantait pas non plus. Non pas qu'elle le laisse indifférent, loin de là, mais simplement que ces gestes le rendaient horriblement gêné, parce qu'il ne savait pas comment réagir. La question d'Eliott fut presque un soulagement, parce que ça lui permit, l'espace d'un court instant, de se concentrer sur quelque chose d'autre. Son hôte... ah, son hôte... Ça aurait presque fait une bonne excuse pour prendre la poudre d'escampette, seulement, il n'avait dû se dérouler que vingt minutes depuis la dernière fois où ses yeux avaient fixé le cadran, autrement dit, il n'était pas encore l'heure de son rendez-vous à l'accueil.
« Je n'en ai pas encore, je viens d'arriver ici, en fait »
Répondit-il en souriant, les joues toujours aussi rouges et bouillantes, le regard toujours fixé sur son interlocuteur bien que gêné. Et de plus en plus, il se demandait à quoi allait bien pouvoir ressembler son hôte, et que diable allait-il faire avec lui. Parce que c'était bien beau d'avoir quelqu'un à sa disposition pour se changer les idées, mais il avait encore du mal à voir en quoi ça l'aiderait à oublier Maël, ou plus exactement à réussir à vivre avec ça. _________________
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|  | | Eliott Moore Hôte ~ Ouvert à toute proposition

Age : 16 Inscrit le : 08 Mai 2008 Messages : 37 Age du personnage : Il semble à peine avoir la vingtaine... Race : Truc avec des canines qui supporte généralement pô le soleil ^^ Client/Hôte attitré : Pourquoi se limiter à une seule personne ?
| Sujet: Re: Client, où es-tu ? Que fais-tu ? [Libre] Sam 7 Juin - 19:49 | |
| [ Beeeeeh, sorry aussi xD Eliott ; J'peux faire un strip-tease, en dédomagement ? ^_____^ Demande à Juhani >.>*joueuse qui veut être la seule à mater son perso xD*]
Finalement, peut-être que Juhani était bel et bien vierge. En tout cas, il était bien timide, et les rougeurs qui apparaissaient à intervalles réguliers sur sa peau pâle amusaient grandement le vampire. C'était mignon, quand même, de voir à quel point il le troublait, l'indisposait. Pourtant, Eliott ne commettait rien de bien terrible : A peine quelques effleurements, une légère caresse, pas de quoi en faire un drame. Mais il ressentait distinctement la gêne du jeune homme et ne faisait rien pour l'arranger. En effet, il prenait un malin plaisir à s'approcher encore de lui, et à mettre leurs corps -involontairement, bien sûr- en contact plus que nécessaire. Ce n'était pas qu'il était sadique, mais joueur. Et puis, puisque Juu semblait plutôt prude, il voulait le libérer davantage. Ceci avait tout l'air d'une bonne action, au fond.
Eliott écarta les lèvres en un sourire gentiment moqueur. Le brun n'était pas bête, et il comprit rapidement que l'humain n'était pas un habitué des lieux. Et puis, il devina également que le jeune homme était on ne peut plus maladroit dans ses tournures de phrase : Le vampire en avait vu suffisamment pour savoir que les clients, en général, ne déballaient pas leur vie sexuelle au premier inconnu qu'ils croisaient. Donc, il en avait déduit que c'était le première fois qu'il venait à Maldaurore, et pas ce qu'on aurait pu croire tout d'abord. Non sans une once d'ironie, il déclara, écartant théâtralement les bras en désignant le club :
- Dans ce cas, bienvenue à Maldaurore, nous sommes toujours ravis d'accueillir de nouvelles têtes ! J'espère que ton séjour te sera agréable, ou même mieux que cela...
Un sourire complice acheva sa phrase, suivit d'un clin d'oeil. Cette remarque était bien sûr de mauvais goût lorsque l'on considérait que ce qui attendait souvent les clients, c'était un destin funeste, autrement dit une mort douloureuse.
Eliott considéra un instant Juhani. Celui-là aurait peut-être l'immense privilège de revenir une ou deux fois. Après tout, il était un excellent jouet, amusant et plutôt mignon. L'embarrasser divertirait certainement quelques vampires, et il aurait la chance de repartir vivant. Pourtant, s'il ne voulait pas quitter le monde des motels, il ne faudrait pas qu'il revienne au club souvent car les vampires ont pour particularité de se lasser rapidement des choses. L'américain le savait, il était exactement comme cela. Enfin, tout dépendrait de l'hôte qui s'occuperait de lui, car chaque vampire est différent. C'était un peu cruel, quand on y pensait. Les clients voyaient leur avenir confié entre les mains du hasard, et certains avaient plus de chance que d'autres, alors qu'ils ne le méritaient pas forcement. En vérité, tout se jouait quand ils pénétraient dans la salle d'accueil, même si les humains n'en avaient pas conscience. De quoi mettre la pression, quand même...
L'hôte releva les yeux. S'il travaillait ici ? Mhmm oui... mais est-ce que les plaisirs de la débauche et du sang sont vraiment un travail ? Ses prunelles brillèrent d'un éclat malicieux.
- Oui, on peut dire ça comme ça. Je suis l'un des nombreux hôtes du club. Quoiqu'il en soit, je suis à ton service.
Tandis qu'il s'approchait sensuellement, un léger courant d'air fit voleter ses mèches brunes. Il enchaîna, perdant son regard dans les yeux orageux de son camarade.
- Je m'appelle Eliott Moore.
Un petit sourire en coin, et une main qui rabat ses cheveux sur le côté.
- Mais tu peux m'appeler comme tu en as envie, Juju !
C'est alors que le brun avait décidé de passer à l'attaque, et qu'il avait pris un malin plaisir à indisposer le client par des gestes anodins. La joue de l'humain était brûlante comparé aux doigts d'Eliott que la mort rendait froids. Encore une chose que le vampire appréciait chez ces créatures mortelles : Ces pulsions régulières, cette vie qui s'agitait inlassablement en elles, ces corps ne se reposaient jamais, et cet éclat que l'on nomme souvent espoir qui les habitaient par tout les temps, plus ou moins dissimulé.
Une lueur sombre vogua dans les yeux d'Eliott tandis qu'un sourire fin prenait place sur ses lèvres. Sans hôte, un client est plus en danger encore qu'accompagné. En compagnie d'un vampire, son espérance de vie est un peu plus longue car la créature veille sur sa proie, elle ne partage pas. Alors que tout seul dans Maldaurore, un humain est vulnérable, traqué, et est abordé de toute part par des personnages assoiffés de sang. Rien de bien réjouissant, en fait. C'est pour cette raison qu'Eliott chuchota « Fais attention à toi, alors » pour répondre à la phrase de Juu, qui expliquait qu'il n'avait pas encore d'hôte.
Il ne souhaitais pas savoir s'il avait été entendu ou pas. Cela importait peu, d'ailleurs, car Juhani ne comprendrait pas, à part, peut-être, à l'instant où il serait dévoré. Le conseil qu'il avait hésité à lui prodiguer – à savoir, « Ne te fis pas aux apparences »- lui aurait sans doute été plus utile mais Eliott ne lui donna pas car, un peu pervers, il songea qu'il serait beaucoup plus amusant d'observer le jeune homme se débattre dans cette jungle impitoyable.
Il poussa les épaules de Juhani, les forçant à toucher le sol. Cela ne se remarquait peut-être pas, mais depuis qu'il était devenu vampire, le brun avait acquis un peu de force, qui suffisait, lorsque son partenaire n'était pas trop musclé, à faire valoir ses désirs. Et là, il souhaitait que Juhani se couche.
Une fois ceci fait, il observa le client, intensément. De ses yeux gris il descendit à sa bouche rose, et l'une de ses main vint se perdre dans ses cheveux soyeux. Aucune parcelle de son visage n'échappa à son inspection. Puis, un sourire joyeux vint décorer le visage du brun, et il s'exclama d'une voix amusée.
- Tu sembles inquiet ! Tu sais, ici, c'est le client qui est roi. Tu n'as rien à craindre.
Rien de plus faux.
En riant, Eliott se laissa tomber aux côtés de l'humain, ses cheveux s'entremêlant avec l'herbe fraîche. Il prit soin de laisser sa main gauche prés de celle de son vis à vis, la frôlant, parfois, tout à fait malencontreusement.
- Tu aimes la littérature, Juhani ?
Question qui n'a, à première vue, rien à voir avec le contexte mais qui est pourtant décisive. |
|  | | Juhani Horner Client Humain ~ Coléoptère d'obscuritéééé

 Age : 19 Inscrit le : 12 Mai 2008 Messages : 9 Age du personnage : 20 ans Race : N'humaaain *Il en faut bien hein >. Client/Hôte attitré : Niet Nada Zero
| Sujet: Re: Client, où es-tu ? Que fais-tu ? [Libre] Lun 9 Juin - 3:15 | |
| [ Juhani : Un striptease? Euh... ben euh.... vraiment? *Force Juu à s'avancer* Mais profites en >.< Si un beau garçon veut se déshabiller devant toi, tu vas pas refuser Juu : Mais euh... Il sert à rien ce perso, en fait xD ]
Contrairement aux apparences, Juhani n'était pas quelqu'un de timide. Facilement gêné, oui, mais pas timide. Il n'avait pas peur de dire aux gens ce qu'il pensait, et les abordait, de manière générale, assez facilement. Sauf, parce qu'il y a toujours un sauf (sauf <- encore un ! Quand il y a un « mais »), que là, Juu était dans un lieu encore inconnu, au concept un peu particulier qui lui échappait en partie, puisqu'il ne songeait pas au côté sexuel du lieu, et qu'il était dans la pire des situations qu'on puisse lui proposer pour l'intimider : Eliott le draguait, ou tout du moins, l'approchait de manière pas totalement innocente. Et c'était là un des points faibles du jeune homme, la drague. On pourrait presque dire qu'il était vierge de la drague. Il n'y connaissait rien, rien de rien, ni dans les codes, ni dans la manière de se comporter. Il n'avait eu en tout et pour tout qu'un seul copain, mais ça n'était pas lui qui avait cherché à l'approcher. Et si on ne lui avait pas annoncé on ne peut plus clairement que le jeune homme en question était amoureux de lui, il serait aveuglément passé à côté.
Lorsque le brun lui souhaita à bras ouverts la bienvenue dans l'établissement, Juu eut tout de même assez de discernement pour comprendre que ça sonnait presque faux. Ça ressemblait en fait à un discours tout préparé, peut-être dicté par le directeur de la boite, et appris par cœur par les employés. Un instant, Juhani le regarda d'un air dubitatif, mais le sourire repris le dessus, pour faire plaisir à Eliott et ne pas lui montrer qu'il doutait de la sincérité de la phrase.
« Merci, c'est gentil, je l'espère aussi. »
Il laissa la fin de sa phrase en suspend, il y avait comme un doute dans ses paroles. L'origine n'était pas difficile à trouver, en réalité, Juu doutait simplement de la nature de son séjour, parce qu'il n'avait pas eu de réponse exacte du psychologue en ce qui concernait la nature du lieu. Ce dernier lui avait juste dit que c'était divertissant et que c'était l'endroit idéal. Il n'avait pas été question d'hôtes et de luxure. Quand à la nature vampirique du personnel, il était à des années lumières d'envisager l'idée. Ju ne redoutait pour le moment pas du tout la bonne chose, il ne pensait pas qu'il allait possiblement être tué et que sa vie était en danger ici plus que partout ailleurs ou presque, il se demandait simplement tout innocemment ce qu'il allait faire ici avec son hôte.
Et en parlant du loup... Eliott lui répondit justement qu'il était hôte ici. Vu l'air heureux et malicieux qui régnait sur son visage, le travail avait l'air plutôt plaisant, ce qui, en fait, rassura un petit peu le principal intéressé. Il hésita un instant à lui demander en quoi consistait exactement le métier d'hôte, mais se retint dans un premier temps, tout d'abord parce qu'il se dit que c'était peut-être un peu trop direct, et également parce que ça lui plaisir malgré tout de garder la surprise, ou peut-être parce qu'il n'avait pas envie de connaître la vérité.
« Ça a l'air de te plaire »
Répondit-il tout d'abord. Et puis finalement il enchaîna, parce que la question restait à lui chatouiller le bout de la langue, et qu'il savait qu'il la poserait tôt ou tard.
« Et ça consiste en quoi exactement? »
Lui demanda-t-il alors sans plus de cérémonie, alors qu'Eliott se rapprochait de lui les mains et les genoux au sol.
« Je... enchanté Eliott ! »
Et voilà que le brun l'appelait déjà par un surnom affectueux. Pour Juu, ce genre de pratiques étaient un peu étranges. Il était habitué à la politesse, peut-être à un trop-plein de politesse et d'effacement, de par sa mère. Mais le surnom n'était pas vraiment quelque chose qui le dérangeait. Ça l'interloquait, parce qu'inattendu, voilà tout. En revanche, malgré la proposition qui avait précédé l'annonce de son surnom, Juhani n'opta pas pour un surnom. Ely et Ioiott pour les autres, les prénoms, après tout, c'était aussi fait pour être utilisé.
Après les paroles embarrassantes, place aux actes, puisque visiblement, l'hôte avait décidé de s'amuser un peu avec lui. Ça avait commencé par un caresse sur la joue, geste qui valut à Juhani une belle montée de chaleur et de rouge sur ses joues. Malgré tout, il sourit, l'air terriblement gêné, parce qu'il ne savait pas quoi faire d'autre. La question d'Ely l'avait sorti de son embarras un instant. Ce dernier lui répondit à voix basse, quelque chose dont Juu ne saisit pas vraiment le sens. Il avait cru entendre « attention à toi », mais n'en était pas sûr. Il aurait bien sûr pu demander à l'hôte de répéter, mais il ne le fit pas, et ne porta pas d'attention particulière à la phrase, loin de la prendre comme un conseil qui pourrait lui sauver la vie. Il songea seulement qu'il devait il y avoir dans le lot des hôtes plus intéressants que d'autres.
De toute manière, il n'aurait pas pu s'attarder bien longtemps sur cette phrase, son attention fut retenue ailleurs. Eliott s'était de nouveau rapproché, du moins c'était l'impression que Juu en avait. Dans tous les cas, il était trop près. Deux mains se posèrent sur ses épaules, et avant qu'il n'ait le temps de réagir, il s'était retrouvé allongé sur le dos, les bras le long du corps et les jambes légèrement repliées, les joues encore plus brûlantes qu'avant. Ne comprenant pas exactement ce qui lui arrivait ni la raison pour laquelle les événements se déroulaient ainsi, il fixa Eliott, les sourcils légèrement froncés, l'air intrigué, alors que ce dernier était justement en train de le dévisager.
Il n'était pas bien difficile de lire les pensées et les sentiments de Juu sur son visage. Ainsi, il ne fut pas étonné lorsque Eliott lui fit remarquait qu'il semblait inquiet. C'était sans doute encore un de ses côtés humain, trop humain, que celui de laisser transparaitre toutes ses émotions.
« C'est peut-être ça qui m'inquiète »
Fit-il en souriant, en réponse au fait que le client était roi. En fait, la situation d'avoir un hôte à sa disposition le mettait un peu mal à l'aise, et c'était sans doute une des origines de sa gêne. Il n'avait absolument pas un caractère dominant, sans être complètement effacé pour autant, ce n'était pas un meneur de troupe. Alors forcement, d'avoir quelqu'un à sa disposition, prêt à accomplir la plupart de ses désirs – et à le tuer aussi, mais ça, c'est un autre problème-, c'était assez déstabilisant, suffisamment pour que ça le déstabilise d'ailleurs avant l'heure, puisqu'il n'avait pour le moment pas encore d'hôte attitré.
Sur ces bonnes paroles, Eliott le rejoint dans l'herbe, en s'allongeant juste à côté de lui, sa main gauche contre la droite de Juhani. Lorsqu'il sentit ses doigts effleurés, le jeune homme rougit une nouvelle fois. C'était d'autant plus gênant qu'il ne savait pas vraiment si c'était volontaire ou pas de la part d'Eliott. Mais il ne retira pas sa main, il la laissa, sans faire de remarque, pour faire comme s'il n'avait rien remarqué, alors qu'on sentait son pouls s'accélérer jusqu'à dans les veines de sa main.
Une question vint interrompre le silence gênant – pour Ju- qui s'installait. La littérature.. À vrai dire, il n'était pas un grand dévoreur de livres. Il aimait lire, des romans de fantasy surtout, un peu de science fiction. Mais tous ces livres censés être magnifiques et très connus, ceux qu'il avait dû lire au lycée, ne l'intéressaient que peu, il considérait la plupart comme de véritables assommoirs. Par contre, il avait hérité de Maël la passion pour la poésie, particulièrement les poésies françaises et anglaises. Quand au théâtre, il ne connaissait de ce monde que les quelques œuvres étudiées au cours de l'année de première.
« J'aime bien lire, surtout la poésie. »
Il marqua une pause, tourna son visage, jusqu'à là dirigé vers le ciel, le regard fixé sur les branches d'un arbre, vers celui d'Eliott.
« Je suppose que tu aimes ça, si tu me poses la question. Le livre que tu lisais avant, c'était quoi? » _________________
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